Mélenchon « encore moins crédible » que Le Pen

     « Front de gauche = Aube dorée »

     Jean-Michel Helvig, c’est le journaliste qui avait déjà dit en octobre que Mélenchon a « atteint un niveau d’insulte et de mépris à l’égard de François Hollande et de Jean-Marc Ayrault que même le Front national ne s’autorise pas. » Il fait partie de ces journalistes qui préfèrent Le Pen à Mélenchon. Exemples :

– « Mélenchon est le pire des xénophobes » (Yves Thréard sur France5, le 09/12/12)

« Le match des extrêmes : Le Pen convainc plus que Mélenchon« , de Bruno Jeudy et Nicolas Prissette, 5 mai 2013, le Journal du Dimanche.

Libération qui trouve que « À la cohérence implacable de Marine Le Pen, il [Mélenchon] oppose une incohérence romantique » (voir « La résistible ascension de Jean-Luc Mélenchon« , 10/05/13).

– « Des médias qui préfèrent Marine Le Pen à la marée citoyenne« , F. Delapierre, 03/05/13

***

Jean-Michel Helvig recommence dans un article publié le 6 mai 2012 dans La République des Pyrénées – « Le risque de la grande panne politique
 » :

Jean-Luc Mélenchon et Frigide Barjot ont au moins en commun d’être portés à multiplier avec entrain le nombre de leurs manifestants. Mais c’est bien le moins quand on prétend représenter « le peuple » tout entier et qu’il faut donc faire passer une cohorte fournie de convaincus pour une multitude citoyenne.
L’ancien candidat à la présidence de la République s’est surpassé hier en s’érigeant en Robespierre à la tête d’une Révolution en marche, contre un François Hollande en guise de Louis Capet. Mais au-delà de la boursouflure du personnage, de son programme « pour sortir de la crise » qui apparaît à l’opinion encore moins crédible que celui de Marine Le Pen qui l’est déjà bien peu (IFOP-JDD), il faut reconnaître qu’il joue actuellement sur du velours.

[…]

La plupart des partis de gouvernement sont flanqués de forces électorales extrémistes qui les menacent, les entravent quand elles ne les tirent pas vers une radicalisation où ils ont autant d’électeurs à perdre qu’à retenir. C’est le cas pour la PS avec la mouvance Front de Gauche, l’UMP ne perd rien pour attendre avec le rôle des réseaux ultraréactionnaires qui se profile en vue des prochaines élections (notamment lors des primaires), tandis que le FN s’installe dans le paysage en récoltant des voix à droite et à gauche. En Grande-Bretagne, David Cameron subit la concurrence des ultras conservateurs de l’UKIP qui ont réussi leur percée aux élections locales, Angela Merkel redoute un parti anti-euro, tout juste créé et qui pourrait entrer au Parlement en septembre, l’Italie peine à échapper aux pitreries nihilistes de Beppe Grillo, et la Grèce est gangrenée par un parti ouvertement pro nazi. »

Après avoir mis dans le même sac les nazis d’Aube Dorée et le Front de gauche, le « journaliste » Jean-Michel Helvig écrit en conclusion :

« Toutes ces contestations ne sont pas à mettre sur le même plan bien sûr, mais l’addition des contraires peut conduire au pire en Europe : une grande panne politique durable. »

Non, bien sûr. C’est comme cet article, de Jean-Michel Bretonnier – dans La Voix du Nord – qui disait de Mélenchon et Le Pen que « beaucoup les sépare », mais en fait non. C’est comme cet autre article de L’Express, intitulé « Le Pen et Mélenchon, différents mais semblables”. L’Express écrivait que, à la question « Le Pen et Mélenchon, même combat ? », « a priori, on a envie de répondre non ». Mais a posteriori, « on » a envie de répondre oui :

“Que Le Pen et Mélenchon aient des idées différentes ne fait aucun doute. Que l’objet de leur mépris et de leurs invectives soit différents non plus. Mais au fond, cela importe peu, car ils représentent l’un et l’autre une menace pour la démocratie. Puissions-nous ne jamais avoir à le vérifier.”

Au mois de juin 2012, l’O.P.I.A.M. démontrait que, au fil de la campagne électorale de 2012, les journalistes ayant épuisé l’équation “Mélenchon = Le Pen” ont tenté par tous les moyens de la faire revivre sous une autre forme, c’est pourquoi depuis quelques mois ils ont trouvé une astuce : dire que Le Pen et Mélenchon s’opposent en tout point, mais qu’ils ont tout de même des points communs. Et ça fonctionne. Les abrutis répètent, tels de vulgaires perroquets.

    Le sondage de l’IFOP est bien pratique car il permet au journaliste de se réfugier derrière pour affirmer que le programme de Mélenchon « apparaît à l’opinion encore moins crédible que celui de Marine Le Pen ». Helvig n’est d’ailleurs pas le seul à s’être réfugié derrière ce sondage. Et l’objectivité des sondages est bien connue (« l’assistanat est-il un cancer ou une lèpre  ? » ; « Mélenchon est-il démagogue ou populiste ?« , etc.).

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Une réponse à Mélenchon « encore moins crédible » que Le Pen

  1. Hallain dit :

    « Melachon nazi »?… Finalement, ils n’étaient donc pas si terribles que ça ces « nazis ». Que des grandes gueules! Rien de plus. Pas la peine d’en faire un plat!

  2. dorzédéjà dit :

    Décidément, Plantu-le-mièvre aura été prophète. Avant tous, il a donné le signal du déchaînement de cette » grande force spirituelle de notre temps », la bêtise.

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